Indifférence

 
Dans un parc, en hiver,
Sur son banc de misère,
Un vagabond se meurt
Seul, son chien le pleure.

Et la foule passe
Avec indifférence.

La neige, de son manteau moelleux,
Enveloppe le malheureux.
Sur son ultime sommeil
Seul, son chien le veille.

Et la foule passe
Avec indifférence.

Alors, l’animal plein de haine
Envers l’espèce humaine
S’abandonne sans remords
Fidèle, même dans la mort.

Et la foule passe
Avec indifférence.

indifférence

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Commentaires

Merci Françoise, fidélité de l’animal. J’oubliais, « Bonne fête »

Qu ajouter a ce texte c est une pure et terrible vérité et je comprends ce pauvre chien qui a voulu suivre son maitre

Magnifique et tellement vrai

oui l’ indifférence fait mal !! maintenant c’ est chacun pour soi !!

c ‘est triste mais beau !

tristesse humaine 21eme siecle

en accord avec toi, Virginie, une vérité bien réelle.

Profondément triste mais la misère qu’elle soit visuelle ou pas ,spectaculaire ou ordinaire est toujours une gifle sur la joue du bon sens

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