Le vieux banc

 
Passent les jours et les saisons
Un parc pour simple horizon
Herbes folles, fleurs sauvages
Ont conquis tout son paysage
Il se sent seul le vieux banc
Personne pour y poser son séant
Ses vieux fers mangés par la rouille
Sa peinture, avec les années s’écaille
De la mousse envahie son bois
Où est-il le temps d’autrefois ?
Où sont-ils ces jours heureux ?
Quand quelques amoureux
Venaient ici se conter fleurette
Parfois même faire une dînette
Il lui reste pour compagnons
Des moineaux, des pigeons
Une douloureuse solitude
Devenue ce jour une habitude
Mais au loin, il les aperçoit
Main dans la main, avec émoi
Vers lui, ils se dirigent
Le temps, un instant se fige
Son ciel, enfin, s’illumine
De nouveau, le parc s’anime
Il est heureux le vieux banc
Du retour de ces deux amants

banc

Copyright © 2001 [carnet à spirales] Dany – Tous droits réservés

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Commentaires

Superbe poème …….
Ce banc me fait penser à la chanson de Georges Brassens…..
Les bancs publics…

Beau et touchant poème la poésie est notre belle et fidèle compagnie .Et nos chaleurs du coeur apaisent nos solitaires lecteurs et lectrices et ainsi va la vie.

Il absorbe les secrets sans rien dire, tient à son rôle de confident silencieux, mystérieux, qui sait garder les secrets.
Il a la patience d’un regard aimant porté au loin sur l’horizon.

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