L’hiver

 
Aux portes de l’hiver, la forêt se met à nue
Les dernières feuilles tombent sans retenue
Son parterre se recouvre d’un tapis d’or
Dans le lointain résonne le son d’un cor
Le grand cerf poursuivit par les chiens
Apeuré, fuit, traçant ainsi son chemin
Une bise glacée souffle sur la campagne
Le ciel est gris, les nuages caracolent
La lune et le soleil font une farandole
Derrière ma fenêtre, la mélancolie me gagne
Les premiers flocons recouvrent les terres
La nature reprend ses vêtements d’hiver
Dans l’âtre, le feu avec ardeur, crépite
Les flammes s’emballent et s’excitent
Sur les toits, les grandes cheminées
Crachent avec rage des volutes de fumée
Dehors, le vent offre une dernière danse
À des oiseaux affamés cherchant pitance
Les bêtes ont repris le chemin de l’étable
Un bon bol de café m’attend sur la table
De la grange émane une bonne odeur de foin
Que les beaux jours me semblent bien loin !

village

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Commentaires

La beauté avec une sensibilité et une précision infinies.

J’adore l’hiver avec ses feux de cheminée et cette année ils se font rares vu le temps doux! Bonne année 2016..

Tous les jours sont beaux a la campagne,beau poeme

Vous dégagez pourtant des rigueurs de l’hiver un charme indéniable qu’il fait bon savourer pour vivre encore plus intensément les contrastes de la « belle » saison.

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