Marianne

 
Ils te courtisent, te charment
Te traitent comme une dame
Promettant monts et merveilles
Et toi, jeune pucelle
Naïve et sereine
Tu te prends pour une reine
Allons donc Marianne
Tu n’es pas une courtisane
Ni une femme perdue
Mais une fille de la rue
N’écoute pas ces hypocrites
Le pouvoir leur donne la trique
Crois- moi, leur seule idée
Est un jour de t’enculer
Te faire un petit dans le dos
Et empocher le gros lot
Garde ta culotte et ouvre les yeux
Ignore leurs discours mielleux
Regarde les Marianne
Ce sont tous des ânes
Ils courent après la carotte
Et marchent dans leurs crottes
Rappelle toi cette fille
Née au pied de la Bastille
Souviens toi des barricades
De gavroche et des brigades
Dis! Tu n’as pas oublié ?
On y parlait de liberté !
Et aujourd’hui, toi la rebelle
Tu t’habilles chez Chanel !
Mais qu’es-tu devenue ?
Entends le cri de la rue.

Réveille-toi Marianne !

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