Matin d’hiver

Sur la route du temps naguère
Dans les petits matins d’hiver
À bicyclette, sac en bandoulière

Je prenais le chemin de l’école
Avec sur la tête, une cagoule
Me protégeant, nez et oreilles

La neige, blancheur éphémère
Recouvrait les bois et les terres
Peureux, je ne faisais pas le fier

Le vent du nord, au souffle glacé
Balayant quelques flocons égarés
Courrait sur une campagne gelée

Qu’il me tardait la chaleur d’un feu ravi
Qui réchaufferait mes doigts engourdis
Assis, face au tableau, tout ragaillardi

La petite histoire

À cette époque, pas si lointaine , bien que ! La neige était bien présente sur la Comté. Les températures faisaient tomber le mercure bien bas, Les moins dix, moins quinze étaient chose courante.. Même si le vent du nord, courant la campagne, nous pinçait les oreilles et nous mordillait les joues, il n’était pas question ici de températures ressenties.

Chaque jour, je quittais la ferme ( La charmotte) en vélo, un beau vélo rouge, que j’ai conservé. Cartable sur le porte bagage avant, l’arrière était réservé aux journaux, l’est républicain que je livrais avant l’école.

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